Saint Justin
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.
Les lectures de ce jour nous parlent d'une vigne confiée à des vignerons, d’un refuge offert à ceux qui cherchent Dieu et d’un chemin qui conduit peu à peu vers la sainteté.Dans l'Évangile, Jésus raconte une histoire qui ressemble à une parabole agricole. Un propriétaire plante une vigne. Il la soigne. Il l'entoure d'attentions. Puis il la confie à des vignerons.Tout semble bien commencer. Mais lorsque vient le temps des fruits, les vignerons se comportent comme si la vigne leur appartenait. Ils oublient qu'ils ne sont pas propriétaires mais serviteurs. Et voilà peut-être la première leçon pour nous. Tout est grâce. Notre vie. Nos talents. Notre intelligence. Notre foi. Tout nous est confié. Rien ne nous appartient définitivement.Saint Justin l'avait compris. Formé dans les écoles philosophiques de son temps, il chercha longtemps la vérité. Puis il découvrit le Christ et écrivit : « Tout ce qui a été bien dit par quiconque nous appartient, à nous chrétiens. » Justin reconnaissait que toute vérité vient de Dieu et conduit à Dieu. Il ne possédait pas la vérité. Il se laissait posséder par elle.
La deuxième lettre de Pierre nous montre ensuite ce que Dieu attend comme fruits dans sa vigne. L'apôtre dresse une sorte d'escalier spirituel : la foi, la vertu, la connaissance, la maîtrise de soi, la persévérance, la piété, la fraternité, t enfin l'amour.Quel programme ! On pourrait presque croire à une liste de bonnes résolutions du Nouvel An ou du mercredi des Cendres. Et nous savons combien elles durent parfois... Le 1er janvier : « Cette année je serai patient. » Le 3 janvier : quelqu'un nous coupe la route et la sainteté prend déjà quelques vacances.Mais Pierre ne parle pas d'exploits héroïques. Il parle d'une croissance. Comme une vigne, comme une plante.Saint François de Sales écrivait : « N'ayez point de hâte ; faites tout paisiblement et en esprit de confiance. »Dieu travaille souvent lentement.
Le psaume nous offre alors une image magnifique : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr. » Au milieu des tempêtes de l'histoire, Dieu demeure fidèle. Saint Justin en fit l'expérience jusqu'au bout. Lorsque le préfet Rusticus lui demanda de renoncer au Christ, il répondit : « Nul homme sensé n'abandonne la piété pour l'impiété. » Et il accepta la mort. Non par goût du sacrifice. Mais parce qu'il avait trouvé Celui qui donne sens à toute vie.
Puis vient le sommet de l'Évangile. Après avoir raconté la parabole, Jésus cite le psaume : « La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle. » Quelle merveille !Les hommes rejettent. Dieu relève.Les hommes condamnent. Dieu sauve.Les hommes ferment des portes. Dieu ouvre un avenir.Voilà toute l'histoire du salut.Voilà aussi notre histoire.Car nous avons tous connu des moments où nous nous sommes sentis rejetés, inutiles ou incompris. Or Dieu voit souvent une pierre d'angle là où nous ne voyons qu'une pierre abandonnée.Saint Augustin disait : « Pour toi, Seigneur, être aimé de toi suffit. » Et cela change tout.
Aujourd'hui encore, Dieu cherche des fruits.Alors, en ce jour de saint Justin, demandons la grâce d'être de bons vignerons. Et si nous avons parfois l'impression d'être de petites grappes encore vertes, rassurons-nous : avec Dieu, la récolte n'est jamais perdue. Amen.
Qu'à l'exemple de saint Justin,elle cherche sans cesse la vérité,annonce le Christ avec courageet fasse mûrir les fruits de l'Évangile dans le cœur des peuples.
Pour les nations déchirées par les guerres et les violences.Que le Seigneur inspire aux responsables des peuplesdes chemins de justice, de dialogue et de réconciliation.
Pour ceux qui sont persécutés à cause de leur foi.Que le témoignage des martyrs les soutienne,et que l'Esprit Saint leur donne force et consolation.
Pour les personnes découragées,celles qui se sentent rejetées ou oubliées.Qu'elles découvrent que la pierre rejetée est devenue pierre d'angleet que Dieu ne cesse jamais de croire en elles.
Pour notre communauté.Que nous portions les fruits que le Seigneur attend de nous :la patience, la bonté, la fraternité et la joie de servir.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père ...
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie ...
Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent.
Les lectures de ce jour nous parlent d'une vigne confiée à des vignerons, d’un refuge offert à ceux qui cherchent Dieu et d’un chemin qui conduit peu à peu vers la sainteté.
Dans l'Évangile, Jésus raconte une histoire qui ressemble à une parabole agricole. Un propriétaire plante une vigne. Il la soigne. Il l'entoure d'attentions. Puis il la confie à des vignerons.
Tout semble bien commencer. Mais lorsque vient le temps des fruits, les vignerons se comportent comme si la vigne leur appartenait. Ils oublient qu'ils ne sont pas propriétaires mais serviteurs. Et voilà peut-être la première leçon pour nous. Tout est grâce. Notre vie. Nos talents. Notre intelligence. Notre foi. Tout nous est confié. Rien ne nous appartient définitivement.
Saint Justin l'avait compris. Formé dans les écoles philosophiques de son temps, il chercha longtemps la vérité. Puis il découvrit le Christ et écrivit : « Tout ce qui a été bien dit par quiconque nous appartient, à nous chrétiens. » Justin reconnaissait que toute vérité vient de Dieu et conduit à Dieu. Il ne possédait pas la vérité. Il se laissait posséder par elle.
La deuxième lettre de Pierre nous montre ensuite ce que Dieu attend comme fruits dans sa vigne. L'apôtre dresse une sorte d'escalier spirituel : la foi, la vertu, la connaissance, la maîtrise de soi, la persévérance, la piété, la fraternité, t enfin l'amour.
Quel programme ! On pourrait presque croire à une liste de bonnes résolutions du Nouvel An ou du mercredi des Cendres. Et nous savons combien elles durent parfois... Le 1er janvier : « Cette année je serai patient. » Le 3 janvier : quelqu'un nous coupe la route et la sainteté prend déjà quelques vacances.
Mais Pierre ne parle pas d'exploits héroïques. Il parle d'une croissance. Comme une vigne, comme une plante.
Saint François de Sales écrivait : « N'ayez point de hâte ; faites tout paisiblement et en esprit de confiance. »
Dieu travaille souvent lentement.
Le psaume nous offre alors une image magnifique : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr. » Au milieu des tempêtes de l'histoire, Dieu demeure fidèle. Saint Justin en fit l'expérience jusqu'au bout. Lorsque le préfet Rusticus lui demanda de renoncer au Christ, il répondit : « Nul homme sensé n'abandonne la piété pour l'impiété. » Et il accepta la mort. Non par goût du sacrifice. Mais parce qu'il avait trouvé Celui qui donne sens à toute vie.
Puis vient le sommet de l'Évangile. Après avoir raconté la parabole, Jésus cite le psaume : « La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle. » Quelle merveille !
Les hommes rejettent. Dieu relève.
Les hommes condamnent. Dieu sauve.
Les hommes ferment des portes. Dieu ouvre un avenir.
Voilà toute l'histoire du salut.
Voilà aussi notre histoire.
Car nous avons tous connu des moments où nous nous sommes sentis rejetés, inutiles ou incompris. Or Dieu voit souvent une pierre d'angle là où nous ne voyons qu'une pierre abandonnée.
Saint Augustin disait : « Pour toi, Seigneur, être aimé de toi suffit. » Et cela change tout.
Aujourd'hui encore, Dieu cherche des fruits.
Alors, en ce jour de saint Justin, demandons la grâce d'être de bons vignerons. Et si nous avons parfois l'impression d'être de petites grappes encore vertes, rassurons-nous : avec Dieu, la récolte n'est jamais perdue. Amen.
Qu'à l'exemple de saint Justin,
elle cherche sans cesse la vérité,
annonce le Christ avec courage
et fasse mûrir les fruits de l'Évangile
dans le cœur des peuples.
Pour les nations déchirées par les guerres et les violences.
Que le Seigneur inspire aux responsables des peuples
des chemins de justice, de dialogue et de réconciliation.
Pour ceux qui sont persécutés à cause de leur foi.
Que le témoignage des martyrs les soutienne,
et que l'Esprit Saint leur donne force et consolation.
Pour les personnes découragées,
celles qui se sentent rejetées ou oubliées.
Qu'elles découvrent que la pierre rejetée
est devenue pierre d'angle
et que Dieu ne cesse jamais de croire en elles.
Pour notre communauté.
Que nous portions les fruits que le Seigneur attend de nous :
la patience, la bonté, la fraternité et la joie de servir.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ;
monde que nous déréglons si souvent
en ne le respectant pas : Notre Père ...

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